On le sait : les enseignants sont tenus d'évaluer leurs apprenants. Certains souhaiteraient voir disparaître cette pratique alors remplacée par l'adoption des code couleur. Selon eux, ce changement permettrait de ne plus stigmatiser ni destabiliser les apprenants les plus fragiles, à ne pas les stresser inutilement. Tout cela se discute. Avant même de se prononcer sur ce sujet, il convient de savoir pourquoi et comment évaluer. Allons y sans plus attendre!

L'évaluation, ça sert à quoi?

Au cours d'un premier entretien, l'enseignant discute avec son apprenant. Au travers de jeux ou d'exercices divers, il évalue son niveau initial, identifie ses besoins, forces et faiblesses. Ainsi, avec son accord et en fonction de son ou de ses projets, il mettra en place la méthode de travail la plus adaptée. dans ce cas, bien que l'on ne soit pas dans un cabinet médical, on parle d'évaluation diagnostic. En cours de suivi, l'apprenant est évalué sur ses nouvelles capacités ou connaissances. Cette évaluation permet à l'enseignant de contrôler l'acquisition des dits savoirs et de remettre en cause ses pratiques si besoin est. Enfin, en fin de suivi, l'évaluation peut permettre d'attester l'acquisation de capacités ou connnaissances précises. C'est le cas lors d'une formation professionalisante, l'obtention d'un diplôme ou d'une certification.

Evaluer, oui mais comment?

Comme je l'ai dit plus haut, les enseignants évaluent des connaissances ou capacités bien précises. Pour ce faire, ils peuvent se baser sur des critères prédéfinis. Ils peuvent considérer cette évaluation comme une manière de clore un chapitre, une séquence. c'est évaluation est sommative et ponctuelle. Au contraire, l'évaluation peut s'appuyer sur certaines normes, valider ses normes et être organisée à intervalles plus réguliers. Dans ce cas, on parle d'évaluation normative et continue. 

 

Gare aux pièges!

Lorsqu'il  corrige ses copies ou fait passer un examen oral, l'enseignant doit veiller à ne pas tomber dans un certain nombre de pièges que sont l'effet d'ordre, d'halo, de cumul ou encore l'impressionisme. En effet, il ne doit pas se laisser influencer par la première impression donnée par un apprenant. L'apprenant doit pouvoir être reconnu à sa juste valeur et progresser à son rythme. L'évaluation est globale. De même, peu importe l'ordre dans lequel les copies sont corrigées. La première l'est avec autant de soin et d'attention que la dernière. Nul ne doit sentir aucun effet de ras le bol face à un cumul d'erreurs trop important. Les apprenants doivent apprendre à différencier petites et grosses erreurs, rreurs légitimes ou "de débutant". Certaines d'entre elles doivent pouvoir passer inaperçues, être pardonnée. En evanche, aucun élève ne doit être favorisé (effet d'Halo). Enfin, un enseignant correcteur doit savoir optimiser ses conditions de travail et rester raisonable. il faut éviter de travailler sous l'influence de la colère, de la fatigue ou d'un niveau de stress élevé. Plus facile à dire qu'à faire, pas vrai? Allez, quand on veut, on peut!

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