Vous étudiez ou avez étudié une langue étrangère. Vous pensez avoir du mal à exprimer vos idées et à vous faire comprendre. Vous avez le sentiment de lutter pour trouver les mots justes, ces mots magiques qui vous permettront d'obtenir un renseignement, d'engager une conversation avec vos interlocuteurs. Je me propose de vous donner quelques petites astuces pour vous faciliter la tâche. Vous m'en direz des nouvelles!

Leçon 1 : j'ai la positive attitude

 

Si je veux me retrouver face à des locuteurs anglophones et espérer me faire entendre ou comprendre, je dois toujours aller vers eux, leur montrer que je souhaite savoir ou partager quelque chose avec eux. Je dois leur donner envie de m'écouter et de m'aider. Je dois être engagé (e) dans la discussion, ne jamais lâcher l'affaire ni perdre le fil. Si je sais ce que je veux dire, je donnerai involontairement des indices à mes interlocuteurs qui pourront les utiliser. Enfin, je garde à l'esprit que je peux vraiment tout dire en contournant la difficulté. Aucune de mes idées ou stratégie n'est ridicule.

 

Leçon 2 : je raisonne par étapes

 

Si je me débrouille bien, alors mes interlocuteurs prendront le temps de m'écouter. Rien ne sert de courir mieux vaut partir à point. Je peux donc me permettre de produire des phrases à la fois courtes et simples. Pour cela, je dois me concentrer sur mes intentions, mes idées clés. Ensuite, au besoin, je me concentre sur la structure de mes phrases. Attention cependant à ne pas confondre langue écrite et langue orale. En mettant mes propos bout à bout, je construis avec mes interlocuteurs un dialogue. On monte ensemble les marches de notre escalier virtuel, une à une, à notre rythme.

 

Leçon 3 : je classe et je décompose

 

Afin de situer mes interlocuteurs et de faciliter le bon déroulement de la conversion, je n'hésite pas à nommer une catégorie, un sac, une classe. Je peux parler d'animaux, d'objets, d'actions..... Ensuite, je peux me permettre de lui donner le mode d'emploi détaillé. Pour cela, je décompose le mot que je cherche : on l'utilise comment, il vit où, il est fait comment, etc. Mis bouts à bouts, mes propos permettront d'obtenir une courte description du mot recherché. Mes interlocuteurs le trouveront sans doute !

 

Leçon 4 : je fais des mélanges

 

Si j'ai peur de ne pas me faire comprendre, je peux faire un parallèle avec d'autres disciplines qui seront peut être plus familières à mes interlocuteurs. Par exemple, si je veux mélanger les couleurs pour former un arc en ciel, je peux aussi mélanger les ingrédients pour cuisiner !

 

Leçon 5 : je fais des comparaisons

 

Si je cherche un mot précis et veux éviter de butter dessus, je peux comparer ce mot avec un autre mot beaucoup plus simple que je suis sûr (e) de connaître. Je sais par exemple que le requin est un gros poisson dangereux. Pourquoi ne pas m'exprimer ainsi ?

 

Leçon 6 : je nuance mes propos

 

Pour me faire comprendre, je peux me comporter comme un baromètre et donner la température. L'interlocuteur va réfléchir, tâtonner et me répondre. Cette technique est très utile pour évoquer des états, des sensations. Par exemple, si je suis épuisé (e), je suis plus que fatigué (e).

Leçon 7 : je simplifie mon discours

 

Si j'ai la sensation de butter sur un mot compliqué, alors j'utilise un mot de la même famille qui lui est très courant . Je me construis une base de données personnelle qui me permet de simplifier mon discours. Par exemple, quand je suis conscient de quelque chose, je sais vraiment ce que c'est. Quand je saisis un objet, je le prends dans ma main. La liste n'est pas exhaustive !

 

Leçon 8 : je change de registre

 

Je peux penser à des termes plutôt familiers, vulgaires ou plutôt soutenus. Dans ce cas, je peux commencer ainsi : c'est une autre façon de dire....... Je pense par exemple à bouffer pour manger, bavarder pour parler, etc.

 

Leçon 9 : je donne des exemples concrets

 

Pour me faire comprendre, je peux être amené (e) à mettre mon interlocuteur dans une situation particulière. Je veux l'emmener avec moi, me mettre sur la même longueur d'onde que lui. Dans ce cas, je le situe dans un milieu précis, je donne un exemple concret. Les professeurs pinaillent sur les copies, les gendarmes enquêtent, etc.

 

Leçon 10 : je demande de l'aide

 

Pour m'habituer à l'accent et au débit de parole de mon interlocuteur ou au contraire pour lui demander de m'aiguiller, je peux recourir à des phrases stéréotypées. Je le fais ralentir, répéter, je demande une traduction.... Avec le temps et la pratique, cette technique deviendra mon arme de dernier recours. Enfin, lorsque je contournerai correctement la difficulté, je pourrai mettre les propos de mon interlocuteur en contexte pour comprendre certaines expressions idiomatiques ou argotiques. Sympa comme perspective !

Balle